28 juin 2009
La suite
QUESTION ENVOYÉE : jeudi 7 mai 2009 18:01
À : FR-SERVICE consommateurs france
Objet : Conservation alimentaire
"Bonjour,
Quelle est la différence entre les produits AB , et les produits AB Ecocert, ?
D’autre part , les produits AB ou AB certifiés Ecocert sont-ils soumis
à l’irradiation au cobalt 60 ou au cesium 137 ( dite aussi
“ionisation” ou “pasteurisation à froid” ) dans le but d’une meilleure
sécurité sanitaire ?
Merci de votre réponse
Bien à vous
manée "
LA RÉPONSE :
"Madame,
Nous accusons réception de votre mail de ce jour et vous remercions de l'intérêt que vous portez aux produits issus de l'Agriculture Biologique.
Pour répondre à vos questions,
- Ecocert est un organisme de contrôle et de certification en Agriculture Biologique. Nous effectuons des contrôles de conformité aux critères de l'Agriculture Biologique tels qu'ils sont définis dans les règlements communautaires 834/2007 et 889/2008. Tous les produits communiquant sur le bio (logo AB) doivent être certifiés par un organisme (comme ECOCERT)
- le règlement définissant l'Agriculture Biologique en Europe interdit l'irradiation (ou ionisation) des aliments.
Restant à votre disposition, je vous prie de croire, Madame, à l'expression de nos salutations distinguées.
K.Chambert "
Service Qualité - CHAMBERT Katia <Katia.Chambert@ecocert.com>
EN RÉSUMÉ :
Le label AB seul est un simple message commercial, comme par exemple " en-promotion ! " ou " moins-cher-qu'en-face ! " , ( sauf qu'ici il faut lire " plus-cher-qu'en-face-on-vous-a-bien eu hein ?! " ) cheese ...
Mais ce devant quoi il ne faut pas baisser les bras, c'est :
1 - l'aboutissement aux carences alimentaires.
exemples : une pomme perd 70% de sa vitamine C à l'irradiation
le lait perd 100% de sa vitamine E à l'irradiation
etc... ( extrait du Guide pratique de Toxicologie - Franz-Xavier REICHL - éd. De Broeck )
2 - les aléas concernant la mutation de certaines parties des corps gras contenus dans les viandes irradiées
(à suivre...)
30 avril 2009
Quant à la "marque" AB...
"La marque AB
D’utilisation volontaire, la marque AB permet aux professionnels qui le
désirent et qui respectent ses règles d’usage d’identifier de manière
spécifique leurs produits.
Elle guide le consommateur et facilite son choix grâce à une reconnaissance visuelle rapide.
Propriété exclusive du ministère français en charge de l’agriculture
qui en définit les règles d’usage, la marque AB garantit à la fois :
- Un aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de
production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et
d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et
du bien-être animal.
- Le respect de la réglementation en vigueur en France.
- Une certification placée sous le contrôle d’un organisme agréé par
les pouvoirs publics français , répondant à des critères d’indépendance,
d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la
norme européenne EN 45011.
ou va-t-on, je vous l'demande
ou va-t-on...
ECOCERT le "sésame ouvre-toi" du bio
" ECOCERT est un organisme de contrôle et de certification, dont l’activité est à ce titre encadrée par les Pouvoirs Publics et la législation.
Ecocert est agréé par l’Institut National de l’Origine et de la Qualité.
En termes de structure et de procédures, Ecocert est accrédité par le COFRAC -Comité Français d’Accréditation-, selon la norme guide ISO 65 (EN 45011)*, qui exige indépendance, compétence et impartialité."
Je ne sais pas vous, mais moi je ne vois pas comment indépendance et impartialité peuvent survivre à un "encadrement par les Pouvoirs Publics et la législation". C'est un ?... antagonisme, bravo !
Toujours est-il que cette semaine, madame Kléron a acheté "en dépannage" au rayon bio de notre monoprix, des pommes venues d'Argentine, étiquetées Bio, certifiées Ecocert , qui avaient le goût immonde de ce produit, vous savez : les petits sachets anti-moisissures que l'on trouve dans les canapés en provenance de Chine , beurk.
Ecocert
N'empoisonne que si l'on Sancerre
À la bonne vôtre !
10 avril 2009
Pâques
Trouvé sur L'ÉCOLOTHÈQUE (anciennement cherryplum - rubrique écologie) -
c'est pas synchrone tout ça ?!
"Chaque oeuf est estampillé d'un code tel que 0FRTSE256.
Le
premier chiffre est le plus important : c'est celui qui vous indique la
qualité de l'oeuf. Les lettres FR indiquent qu'ils sont produits en
France, le reste indique simplement le lot de l'élevage (moins
important, en ce qui nous concerne)
0 : oeufs bio. L'élevage biologique est le seul à garantir aux poules une vraie vie de poule. Elles sont élevées en plein air, peuvent voler, se percher, faire leur nid, prendre des bains de poussière, picorer, fouiller le sol. Le terrain possède des abris extérieurs et de la végétation naturelle. Elles disposent chacune d'une parcelle d'environ 4 mètres carré. Elles se nourrissent exclusivement d'alimentation bio et ne sont pas traitées par antibiotiques. Une lumière artificielle est autorisée mais doit être éteinte 8 heures par jour.
1 : oeufs de poules élevées en plein air On y retrouve les labels comme Label Rouge. Les poules disposent aussi d'une parcelle recouverte de végétation d'environ 4 mètres carré. Elles sont élevées en plein air en journée mais confinées la nuit. Selon le cahier des charges Label Rouge, les poules élevées en plein air doivent bénéficier d'une alimentation exempte de matière animale et de colorants (imaginez ce que mangent les autres poules!) et reposant sur 50% de céréales dont un maximum de 15% de sous-produits de céréales. Les poules ne sont pas soumises aux traitements par antibiotiques.
2 : oeufs de poules confinées Ces poules sont élevées en liberté à l'intérieur (cherchez l'erreur!!) c'est-à-dire qu'elles ne sont pas en cage mais ne sortent jamais de l'entrepôt. Cette méthode ne représente que 3% de la production en France.
Car le meilleur reste pour la fin, plus de 80% des oeufs sont produits en CAGES!
3 : oeufs de poules de batterie..."
la suite est tellement "gore" que je vous laisse y aller seul(e)s
02 avril 2009
le jeu des fôtes de grammaire
extrait du bulletin d'informations de ce jour sur Yahoo :
"Les impairs du couple Obama
ayant voulu faire bonne impression auprès de la famille Royale, Barack et Michelle Obama ont commis quelques bourdes...
...
Car si la Reine Élizabeth II n'a qu'un rôle consultatif au niveau politique au sein de la Perfide Albion, elle n'en demeure pas moins une autorité reconnue par son peuple et faut pas trop la bousculer ! Quelques règles de bienséances entourent son aura Royale, règles dont Michelle Obama aurait dû se plonger pendant son vol Washington/Londres."
Passons sur la médisance qui est aux médias, de nos jours, ce qu'est l'EPR à la production d'électricité, de même que sur l'orthographe d'un nom propre ou les raccourcis du langage parlé ... bien que, non.
En revanche, lorsque je subis les fôtes de syntaxe du média ci-dessus nommé (et de plus coutumier du fait), j'ai mal à la grammaire.
Profitons-en pour en faire un jeu !
Indices :
- deux fautes mineures (orthographe de nom propre et raccourci de langage)
- une faute d'orthographe
- et une ÉNORME FAUTE de syntaxe !
ps : je ne suis pas incollable en la matière, mais les médias, eux, doivent l'être. Kan pansse la blaugosfaire ???
... et à 18 heures 10, que vois-je ?!
" il y a 3 heures 22 min
© Prisma Presse
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Stupeur hier au 10, Downing Street. Carla Bruni-Sarkozy n’a pas dénié monter l’ombre de sa silhouette parfaite au diner de gala du sommet consacré à la refondation du capitalisme. Une absence remarquée et joyeusement critiquée par nos confrères de la presse étrangère."
Hallucinant...
Deux possibilités :
1 - pas de correcteurs
2 - une nouvelle technique de communication : en mal ou en bien, faire parler de soi
... 18 heures 21 : promis, j'arrête !!!
24 février 2009
l'herbe du diable
La nuit dernière, j'allais d'un bout du monde à l'autre (c'est-à-dire de blog en blog)
chemin faisant, j'entre sans frapper chez notre Diva
et là que vois-je ???
je vous le donne en mille
ça :
ça, c'est le film qui défrise instantanément.
"Depuis quelques années, les documentaires sur l'écologie ou le
monde paysan se multiplient. Signe que la planète tourne de moins en
moins rond et/ou que les cinéastes, enfin, s'en inquiètent. A mi-chemin
entre l'alarmisme de We feed the world et l'humanisme de Depardon (sa
trilogie Profils paysans), voici un documentaire en forme de road-movie
sur les éleveurs laitiers bretons, où l'on apprend que, contrairement à
l'idée reçue, les vaches ne mangent presque plus d'herbe ! Selon
l'absurde modèle productiviste imposé dans les années 1970, au lieu de
brouter des pâturages gratuitement, 90 % de nos vaches sont nourries au
maïs et au soja brésilien génétiquement modifié, ce qui a pour
conséquence de ruiner leurs propriétaires (en engrais, machines,
semences, pesticides...), de les rendre dépendants des subventions de
Bruxelles, et surtout de polluer nos rivières par l'azote et autres
produits chimiques.
Partisans de la minoritaire filière herbagère, à la fois plus durable
et plus rentable, les auteurs font passer leur message sans manichéisme
et sans illusions."
Télérama - Jérémie Couston
Merci Diva.
Maintenant, bien sûr, pourquoi ce titre de billet en forme de pied fourchu ?
bah mes ch'tites filles, on va faire un rappel calamiteux de mythologie de comptoir, hein ?!
L'autre nom du diable c'est Lucifer, dont l'étymologie latine est lux ferre : porter la lumière - et fort apparenté à Prométhée qui, après avoir apporté le feu aux hommes (lumière-feu, tout le monde suit ?) s'est fait taper sur les mimines par ce grand escogriffe de Zeus, ficeler sur un rocher (du Caucase - se méfier des rochers de l'Asie centrale), et devait endurer de se faire bouffer le foie par un aigle...
et , horreur, le foie repoussait.
Quant à Lucifer - Les chrétiens, ne voulant pas copier ces romains hasbeen qui refilaient des protéines avariées converties à leurs lions, lui creusèrent un terrier - température constante en toute saison, en revanche un peu trop près des colonnes de chauffage -
Moralité : la géothermie est bien l'une des preuves de l'existence de Lucifer.
Lucifer, le diable quoi, (et Prométhée) représentent la force de vie ; ils sont la part sombre d'une sphère, qui sans eux n'aurait pas d'existence lumineuse, par contraste, et pas de chauffage . Dites-moi donc ce que vaudrait le jour sans la nuit, le tenon sans la mortaise, Addis sans Abeba ??? et vous allez me rétorquer l'Ecologie sans les tripoteurs d'adn mais ça je ne peux pas décemment le laisser passer, plutôt me mettre à la boisson...
l'Herbe, c'est pareil, elle repousse, et gratis,
Mais pas les granulés à base de trucs génétiquement-trifouillés-hors de prix-bruxellisés (je reste polie, malgré tout, vu ?)
je cours à confesse.
12 février 2009
Cétékoidonk

and the winner is...
ISABELLE !
Encore bravo de suivre une actualité qui se cache, honteuse, derrière un design "écolo", une couleur "écolo", et qui ne l' est pas.
Celles et ceux qui ont regardé France 3 hier soir auront apprécié l'attitude bienveillante teintée d'un sentiment de supériorité et de mépris du porte-parole d'Areva .
LIRE :
Société Française d' Énergie Nucléaire
Quant à Dieu, à qui je me suis adressée plutôt qu'à ses saints , il m'a renvoyée aux calendes grecques et à cette truffe de Prométhée ...
et il a ajouté ( celle-là je l'ai vue arriver comme une balle ) :
" de plus, ma chérie, mon auréole est en cylindres photo-voltaïques ! "
je demande à voir.
08 février 2009
le jeu du cékoidonk
après trois billets difficiles à digérer
vous avez droit à une récréation ,
cornegidouille !
la pomme de la sorcière (suite 1)
Liste des produits qui peuvent être légalement irradiés
Liste obligatoire de l’Union Europeenne :
• les herbes aromatiques, • les epices, • les condiments.
Liste specifique a la France :
• l'oignon, • l'ail, • l'echalote, ( la germination des pommes de terre, des oignons, des ails est empêchée ) • les legumes et fruits secs, • les flocons et germes de cereales pour produits laitiers, • la farine de riz, • la gomme arabique, • la volaille, • les cuisses de grenouilles congelees, • le sang seche et le plasma, • les crevettes, • l'ovalbumine (additif alimentaire), • la caseine et les caseinates (additifs alimentaires)
La commercialisation illegale d’aliments irradiés
Selon un rapport de la Commission Europeenne, en 2002, 2,7% des 5000 echantillons testes dans plusieurs pays de l’UE etaient irradies et non etiquetes comme tels.
Certaines categories d’aliments sont particulierement touches, par exemple, toujours selon ce rapport, 29% des complements alimentaires etaient irradies, alors meme que ces produits sont censes etre benefiques pour la sante !
Les produits "a risque" sont les produits fragiles a haute valeur ajoutee : l'irradiation coute cher, c'est pourquoi les salades ou les pommes de terre sont peu susceptibles d'etre irradiees. Gare aux champignons, fruits exotiques ou commercialises hors saisons (fraises a Noel par exemple), crustaces et thé, notamment lorsque ces produits viennent de pays connus pour utiliser largement l’irradiation, tels le Bresil, le Ghana, l’Afrique du Sud, la Thailande ou les Philippines. Les herbes qui entrent dans la composition de plats prepares ou de certaines saucisses ou fromages sont aussi souvent irradiees et non indiquees.
La viande rouge produite en Europe n’est « normalement » pas irradiee. Cependant, le bœuf fait partie, aux Etats-Unis, des aliments couramment irradies. C’est un des aliments vis-a-vis duquel nous devons donc rester vigilants.
L’etiquetage : une necessite, pas une garantie :
Il existe une obligation d'etiquetage pour les produits irradies. Il doit etre indique "traite par ionisation" ou « traite par rayonnements ionisants » sur l’emballage du produit.
Cependant, cette regle n'est pas bien respectee, car il n'y a pas en France d'analyses pour verifier que les produits vendus ne sont pas irradies.
De plus, beaucoup d’aliments irradies ou d’aliments contenant des ingredients irradies sont vendus dans la restauration collective, ou l’information est quasi nulle.
Des analyses sur echantillons preleves en supermarches sont couramment pratiquees chez nos voisins europeens, pourquoi pas en France ?
En outre, il est necessaire d’effectuer des enquetes regulieres sur les aliments importes, notamment en provenance des pays qui disposent de nombreuses centrales d’irradiation des aliments (Bresil, Etats-Unis, Afrique du Sud, Ghana, Thaïlande...).
Collectif francais contre l’irradiation des aliments
Damned !
j'ai décidé de vous en mettre plein la tronche aujourd'hui.
Le Monde.fr
07 janvier 2008
“Cette
année, la FDA (Food and Drug Administration) a proposé de laisser
l’industrie utiliser le terme « pasteurisé » pour les aliments
irradiés, ce qui pourrait faciliter l’agrément du public. L’irradiation
sera utile pour certains aliments, comme la volaille”.
Damned ! Que se passe t-il au pays de l’Oncle Sam pour qu’on veuille leurrer le consommateur à ce point ? La réalité est comme souvent dans les chiffres : chaque année, c’est 76 millions de toxi- infections alimentaires qui s’abattent sur les USA, provoquant 325 000 hospitalisations et 5 000 décès, pour un coût estimé à 7 milliards de dollars pour les principales bactéries entéropathogènes (Campylobacter, Salmonella sp et E coli producteurs de shiga toxines dont l’exemple type est O157H7). Les progrès de l’hygiène et de nouvelles réglementations très contraignantes n’y ont rien changé, l’incidence de ces TIAC ne s’est pas amendée ; sans doute en grande partie à cause de ces « nouveaux consommateurs », avides toute l’année de produits frais et naturels et de plus en plus nombreux à se nourrir en restauration collective (restaurants et autres), vectrice par définition de cas groupés et de (petites) épidémies. Il fallait bien faire quelque chose…
Faire quelque chose, mais quoi ? L’industrie alimentaire a utilisé pendant des années des tonnes d’antibiotiques, avec les résultats que l’on sait (les Campylobacter résistants aux fluoroquinolones courent aujourd’hui les rues et les salmonelles, autrefois si sensibles, cumulent les résistances) et la désinfection chimique des végétaux s’est révélée plus difficile à mettre en œuvre que prévu (on a récemment évoqué le problème des épinards lavés avec des solutions de chloride qui continuaient d’héberger des salmonelles). Il existe une solution, sans doute remarquablement efficace et qui semble dénuée d’effets secondaires, l’irradiation : le Cobalt 60 ou le Cesium 137 émettent des rayons gamma, photons de haute énergie qui pénètrent profondément dans la matière et endommagent létalement l’ADN bactérien. La méthode a été largement testée, elle est efficace et dénuée d’effets secondaires au point d’être recommandée par l’OMS qui en la matière a suivi les CDC, le ministère américain de l’agriculture et la FDA. Il n’empêche : de l’autre côté de l’Atlantique, les mots « rayons » et/ou « radiations » font aussi peur que chez nous : politiquement peu acceptables…
Les autorités sanitaires américaines ont préféré tergiversé, sous couvert d’efficacité et de pédagogie : parler de pasteurisation serait en l’occurrence participer à l’éducation du public sur l’irradiation des aliments. En attendant que nos (plus) petites agences hexagonales se débrouillent du problème… vous reprendrez bien un peu de saucisse irradiée ?
Dr Jack Breuil








